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BINI DAUCHEZ

Fondatrice

LIBERTÉ, DIVERSITÉ, FRATERNITÉ

Eduquée en France selon des principes d’ouverture, Bini Dauchez n’a jamais pu dynamiter le pont
qui la relie inlassablement à son Inde natale.
De Bombay à Paris, elle n’a eu de cesse d’interroger les deux cultures.
Elle ouvre aujourd’hui, le premier lieu de tous les yogas. Retour sur un parcours à méditer.

Il y a ce canapé vieux rose, classique en diable, depuis lequel elle vous parle, jambes croisées. Il y a ce sourire affable qui l’illumine, tant elle sait se réjouir de l’instant présent.

Vous la verriez Bini. Une très belle femme au regard obstiné, follement menue, impeccable de simplicité, pas de bijou, aucun artifice, même pas celui de paraître naturelle.

Le seul étalage qu’elle fait, si vous la questionnez sur sa vie, c’est celui de la vérité.
Bini tourne alors, lentement, avec vous, les pages d’un passé romanesque à souhait.
En toute discrétion, elle évoque sa naissance dans une grande famille indienne.

Avec estime et sans dévotion, elle relate son passage, très jeune, chez les Soeurs Missionnaires de la Charité à Calcutta. Sans emballement, elle évoque cette médaille « miraculeuse » que lui aurait donnée Mère Teresa, dont elle n’a d’ailleurs aucun souvenir.

Sans mouchoir ni pathos, parce que l’Inde a une autre compréhension de la filiation, Bini raconte le divorce de ses parents et son adoption par cette famille française où la culture s’allie à l’élégance.

Avec sobriété, elle aborde ses parents adoptifs. Un père, ami de son grand-père, tous deux hauts fonctionnaires dans leurs pays respectifs. Une mère issue d’une grande lignée de la vieille aristocratie française. Avec sagesse, elle s’étend sur leur profond humanisme.

Sans bouger d’un iota, jambes toujours croisées, à l’aise dans sa posture, Bini se rend compte à quel point pourtant l’Inde ne l’a jamais vraiment quittée, l’a toujours rattrapée.

Elle dit combien ses parents y tenaient. Mais elle se rappelle aussi ce père jésuite qui l’oriente dès l’adolescence vers des lectures essentielles sur ses racines. Ou d’Eric Meyer, à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales, qui s’attache à lui exposer l’Inde autrement, lui fait comprendre cette civilisation avec énormèment de discernement.

Puis il y a le yoga, auquel elle pense être venue presque « par cliché ». Ou parce que c’était indiqué dans son thème astral indien.

Plus concrètement, elle parle de cette amie qui lui fait découvrir le Bikram. Une pratique qu’elle déteste de prime abord mais dont elle reconnaît tout de suite les effets bénéfiques. Tant et si bien qu’elle finit par partir aux Etats-Unis pour y faire son training.

Elle retrace ses rencontres décisives avec une danseuse et chorégraphe indienne qui lui ouvre les portes du Centre de Danse du Marais. Le prestige et la beauté de cet endroit la subjuguent, elle y effectue ses premiers pas en tant que professeur.

Elle évoque avec intérêt ce créneau si fragile du vendredi soir qu’on lui affecte dans un centre à Montparnasse. Elle y instaure les cours « à la bougie » qui  lui permettent de mieux approcher la psychologie des pratiquants du Bikram et de les ouvrir à d’autres yogas.

Alors, pour la première fois, Bini s’enflamme quand, les yeux tournés vers la fenêtre, elle prend conscience de la valeur d’une vie faite d’ouverture, de diversité et de belles rencontres.

C’est drôle, c’est exactement ce que Bini désire offrir aujourd’hui, aux élèves, mais aussi aux professeurs de la maison de tous les yogas, qu’elle ouvre en septembre. Devinez où ? À Saint-Germain-des-Prés.

On s’en réjouit, c’est tellement dans l’air du temps.

Thierry BRIOUL

3 DATES

5 mai 1978.
Première visite en France.

8 février 1982.
Pratique le yoga à l’ashram de Sri Aurobindo à Pondichéry.

9 février 2006. 
Prend son premier cours de Bikram.

Le week-end, veuillez nous contacter afin de vous communiquer le code d’accès

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